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« L'envie d'avoir envie » … nous dit encore Johnny !

Le défi comme moteur...

· Intell Collective,Envie

Burn-out, placards en tous genres ou sièges éjectables éjectés, en errance après des postes aux étiquettes parfois flamboyantes, sortis sur des voies sans issues… C’est souvent que nous rencontrons des personnes nous partageant ces moments de parcours professionnels douloureux, difficiles. Angoissants aussi, quand il y a une vie professionnelle à reconstruire derrière. Le défi peut sembler insurmontable dans notre société aimant les jeunes, les diplômes, les lignes droites. Défi en effet où l’envie me semble être le seul moteur.

Dans tous ces récits, émerge une évidence : celle du lien entre les « envies » et rester « en vie »

Rester en envies, les yeux qui brillent avec des désirs de faire ou de bouger.
Mais comment, alors, muscler son moteur interne d’envie dans pareil contexte ? Comment rester en envies quand la situation nous renvoie en effet, dans les situations évoquées ci-dessus, peurs, jugements, anéantissement de la confiance en soi, dureté du « dehors » de l’entreprise et de son vide ? En quoi l’envie peut-elle nous aider à nous re-projeter ?
Mais déjà, que disent-elles de nous ces envies qui nous viennent de loin ? Qui réveillent nos yeux. Nous plongent dans une motivation durable, dans le plaisir d’agir ou la réconciliation avec une vocation première. Ce sont elles qui, partant de nos tripes, nous permettent d’aligner tête / cœur / corps, sur notre axe unique. Qui font qu’à un moment donné, au-delà de toutes lois du bon sens, l’énergie de notre réalisation personnelle se fait plus forte que tout le reste. Pas si simple… évidemment !

Ces envies à réveiller semblent pouvoir l’être par différents cheminements, compatibles voire à marier :
1/ cheminement individuel, où l’on va chercher les portes qui ont condamné ces désirs, les croyances qui nous ont interdit, du moins empêché d’aller, vers ce qui nous faisait tant envie. Chemin d’éveil. De tri. De choix. D’observation pour capter, traquer ces moments où l’on oublie le temps pour être totalement dans sa tâche, dans le mouvement, dans une musique, dans une contemplation.
2/ mais aussi chemin collectif. Car quoi de meilleur que de se retrouver en groupe pour se rendre compte que nos errances, prisons intérieures et renoncements sont finalement si partagés, parfois même totalement mineurs face à d’autres prisons. Et combien l’énergie du groupe, entre l’entraide, le partage, l’écoute et le fait de pouvoir s’y déposer est à la fois si douce, si riche et vivifiante.
Ces 2 axes me font penser à celui que Patrick Viveret a appelé, lors du Forum Social de Porto Allègre, l’axe TPTS, pour Transformation Personnelle Transformation Sociale.

Et si nous parlions de l’envie des collaborateurs ?!

Car l’entreprise n’a évidemment pas vocation à devenir le coach de ses collaborateurs, des membres du CODIR comme de tout salarié ou partie prenante évoluant dans l’écosystème de l’entreprise ! Mais comment imaginer que les individus qui composent l’entreprise puissent renoncer à toute intériorité et toute quête individuelle pour se plier à des projets sans sens à leurs yeux ? Vivre de nouvelles transformations sans évidences et autres invitations, injonctions, à changer, ressemblant parfois à des voies sans issues ? Et comment demander aux collaborateurs motivation et engagement quand le cadre proposé leur impose de se replier à l’intérieur d’eux-mêmes, parfois sur le bord de précipices intérieurs ?

Quel lien faire me dites-vous ? Mais à l’inverse, comment ne pas faire de lien !
Comment imaginer que des supérieurs ou dirigeants puissent accompagner leurs collaborateurs dans leurs envies quand ils ne s’autorisent pas les leurs ?
Comment imaginer qu’ils puissent donner envie s’ils sont coupés des leurs ?
Comment imaginer que nous puissions donner le meilleur de nous-même en étant totalement déliés des besoins vitaux des éléments nous constituant ?
Comment imaginer qu’il n’y ait pas de lien entre développement de la personne, éveil des envies, et motivation et engagement ?

Le lien entre effondrement intérieur et manque d’envies peut sembler évident. Mais d’y mettre des mots et de braquer la lumière dessus permet d’y mettre la conscience, puis des intentions, enfin des actions. De changer mots et posture, si nécessaire. De s’autoriser à prendre soin de soi et de ses envies, dans une vision collective au sein d’un corps professionnel. A avancer sur ces chemins qui permettent une qualité d’échanges et d’alliances professionnelles comme personnelles, au service de l’activité.
Puis à aider les collaborateurs à rester en envies.
Réveiller l’envie d’un collectif…

Ce que l’entreprise a à y gagner ? Des collaborateurs pleinement en vie. 
Alignés - ce que témoignent ces « entreprises à missions ».
Permettant de ne pas avoir à laisser à l’entrée de l’entreprise le meilleur de nous-même, à savoir notre moteur d’actions relié à notre capacité d’envies.

Belle rentrée à vous !

Et pour finir en beauté, comme annoncé dans le titre :-)

L'envie, de Johnny Hallyday
Texte de Jean-Jacques Goldman - 1986 sur l'album Gang.

« Qu’on me donne l’obscurité puis la lumière,

qu’on me donne la faim la soif puis un festin,

qu’on m'enlève ce qui est vain et secondaire,

que je retrouve le prix de la vie… enfin !

Qu’on me donne la peine pour que j’aime dormir,

qu’on me donne le froid pour que j’aime la flamme.

Pour que j’aime ma terre qu’on me donne l’exil

et qu’on m’enferme un an pour rêver à… des femmes !

On m’a trop donné bien avant l’envie.

J’ai oublié les rêves et les mercis.

Toutes ces choses qui avaient un prix

qui font l’envie de vivre et le désir,

et le plaisir aussi…

Qu’on me donne l’envie,

l’envie d'avoir envie…

Qu’on allume ma vie !

(…)

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